Goze président de la LNR ! Mais pour quoi faire ?

Ca y est le nom du successeur de Jean-Pierre Revol vient de tomber ! Ce sera Paul Goze. Voilà, circulez  y'a plus rien à voir ! OK, c’est bien gentil tout cela, mais c’est quoi le projet de ce monsieur ? On a bien essayé de chercher des infos, des déclarations, on ne trouve pas grand chose de marquant. Au-delà des projets, on aurait aimer aussi connaître les moyens de les mettre en œuvre…

Faut bien reconnaître que cette élection a vraiment des aires de nomination d’un président de conseil d’administration d’une banque de province. Pas du tout à celle d’une ligue de sport populaire suivi par des millions de passionnés. Une sorte de formalité réglementaire qui se traite entre initiés sur des critères connus d’eux seuls. Cantonné au rôle d’observateur, on pouvait juste espérer que ce conclave accouche d’une fumée blanche et que le successeur soit enfin nommé ! A vrai dire, la LNR n’est pas une démocratie pas plus qu’elle n’est pas le représentant du rugby français ni son porte-parole. Ce rôle est dévolu à la FFR. Non, la LNR est une « ploutocratie » au sens premier du terme. Elle n’est là que pour défendre les clubs professionnels pour leurs seuls intérêts.

Budget de la LNR


A l'heure où on nous annonce de grands bouleversements du côté des droits TV pour la Premiership en Angleterre (190 millions d'euros sur 5 ans, ce qui donne 38 millions par an soit 6,3 de plus que le Top14), je me suis fait une petite plongée dans le budget de la LNR. Difficile d'avoir les chiffres exactes, j'ai dû recourir à des fourchettes en fonction de mes trouvailles sur internet. Je pense avoir réussi à brosser un tableau assez proche de la réalité. Un topo très utile dans le débat qui va s'engager sur la renégociation des contrats avec l'ERC.

Il est bon de signaler que la LNR a le 2ième plus gros budget du sport professionnel derrière le football (1,2 milliards de budget à la LPF et ses 212 millions de droits TV annuel !!) mais largement devant le basket (dont les droits TV sont encore négociés à 4 millions par an). 

Le grande force du Top14 réside dans le fait qu'il n'est pas principalement dépendant des droits TV. Contrairement au football où le principal poste de recette des clubs et la manne télévisuelle, loin devant le sponsoring. Sans parler des 180 millions d'euros de déficit des clubs professionnels de foot, dont 140 millions pour la Ligue 1.